Sépharade - Eliette Abecassis

Publié le par uneoudeuxchosesavousdire

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Charles-Emile Vernet-Lecomte, Femme juive de Tanger,Paris, 1886

 

 

 

sepharade.jpgC'est le récit d'une prise de conscience. Prise de conscience par l'héroïne de ses identités multiples : Esther Vidal, juive sépharade, française, alsacienne.

A la veille de ses noces avec Charles Halévy, Esther se retrouve immergée dans son histoire familiale. Cette quête existentielle, qui dure le temps du mariage, lui fait revisiter le passé de sa famille et son héritage sépharade. A côté de la profusion de couleurs, de chants, de cérémonies rituelles, se profile la face sombre des rumeurs, des luttes intestines, et l'implacable mauvais oeil.

D'ailleurs, la transmission du secret des Sépharades, qui devait marquer l'union suprême, entraînera des tensions fatales pour le couple. 

 Hésitant entre tradition et rébellion, Esther va progressivement prendre en main son destin.

  

Malgré des descriptions parfois longues et encyclopédiques sur l'histoire du peuple juif, ce roman initiatique met en exergue l'influence du passé et de l'héritage familial sur les actions de l'individu. L'auteur y suggère que la construction de soi passe obligatoirement par la quête de ses origines, aussi multiples soient-elles. Les non-dits, les secrets de familles enfin dévoilés semblent être constitutifs de l'être.

Ce livre, qui revisite l'épopée des Sépharades depuis l'Inquisition, révèle la richesse et la complexité de cette culture.

 

 

Première phrase
Nous avons tous des identités multiples.



"Avec sa couronne dorée, Esther avait l'air d'une princesse orientale. D'une fiancée sépharade, telle qu'elle était en son éternité. les bracelets de la Semana s'entrechoquaient sur ses bras, et de longues boucles en or se mêlaient à sa sombre chevelure répandue sur ses épaules. les cheveux d'Esther. Ils évoquaient le paradis perdu des jardins orientaux aux bassins immaculés. Elle les avait coupés court plusieurs fois, mais ils repoussaient si vite qu'elle avait cessé de lutter contre leur force vigoureuse. Elle avait fini par les laisser à leur état sauvage, alors qu'elle rêvait des chevelures disciplinées des mannequins de magazines".
- chapitre : 8. Le fiancé sépharade - page : 124 - éditeur : Albin Michel - date d'édition : 2009

 

 

 

 

 

 

 

Clin d' oeil : La femme juive dans la peinture, quelques exemples

 

 

 

Czacharielandelle femmejuivedetanger Charles Landelle, Juive de Tanger

 

 

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 Femme juive de Tétouan, Ducatillion, Fernand Georges  

 

 

 

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 Jan Baptist Huysmans, Zelika

 

 

 

 

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 Alfred Dehodencq, Mariée juive, XIX°s

 

 

 

 

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Alfred Dehodencq, Mariée juive au Maroc, XIX°s 

 

 

 

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 Fernanado Lemayer, Mariage juif à Tanger,1873

 

Publié dans Lectures

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Kenza 22/06/2011 00:35


Bonsoir A-F,
Je vous remercie de votre visite, et de votre gentil commentaire qui me permet de découvrir votre blog, merci!
Pour une première visite, je ne vous cache pas ma surprise... Il se trouve que j'ai moi-même publié un billet en septembre 2009 sur ce très beau roman Sépharade... Que de similitudes, je suis
flatée!!!http://theaujasmin.blogspot.com/2009/09/sepharade-eliette-abecassis.html
Je vous souhaite une très douce nuit!